ET NOUS, NOUS AIMONS LA VIE, AUTANT QUE POSSIBLE ( Mahmoud Darwich)
Consens-moi mot à mot ta parole, donne chair à mes syllabes, parmi les intolérables fêlures, les fractures qui promettent deuil sur deuil, parmi les cris hurlés déflagrations corps en éclats. Consens-moi l’inconnu avec la danse de tes mots pour atténuer les rauquements, les giclées rouge sang aux bouches ; pour que seules se susurrent les escrimes voluptuaires. Donne chair à mes vocables pour fabuler un firmament, mettre au jour des sentiers d’aurore, pour étreintes éclairs mêlés. Bras ouverts lèvres offertes, emmène-moi au sourire de source, ton chant ramier d’après déluge au beau milieu des oliviers.
